Expositions

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Exposition permanente 

Une exposition permanente présentée à l’accueil du site vous permettra de découvrir l’histoire du fort de Queuleu, de l’association en charge du site ainsi que les travaux de restauration et de mise en valeur.

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Expositions temporaires en cours 

Queuleu_Rue_des_déportés-1Samedi 21 mai 2016 au mardi 31 décembre 2017 – Lors des visites guidées du site – Fort de Queuleu – Gratuit – Rue des déportés.

Une série de photos réalisée par Annick Monnier, avec Angélique Bègue, artiste plasticienne, à l’origine du projet, présentée en 2015 au Centre Européen du Résistant Déporté.

« Le 23 juillet 1944, les troupes soviétiques pénétraient dans le camp de concentration et d’extermination de Lublin-Maïdanek en Pologne. C’était le premier camp découvert par les Alliés à l’Est. Quelques mois plus tard, le 25 novembre, les Américains pénétraient dans le camp de concentration de Natzweiler vidé de ses détenus, premier camp découvert à l’Ouest.

Certes, les camps étaient connus dès leur création avec l’ouverture de Dachau le 22 mars 1933, moins de deux mois après qu’Hitler soit nommé au poste de chancelier de la république allemande.

En Europe, certains journaux évoquaient dès leur création « les bagnes nazis ». Oui, les camps étaient connus mais c’était en Allemagne, c’était ailleurs. Alors pourquoi s’inquiéter ! Cela ne nous concernait pas.

Au fur et à mesure de la montée en puissance du régime nazi, le réseau des camps s’étend à travers l’Allemagne et l’Autriche, puis avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale à travers une grande partie de l’Europe occupée. Oui, ces camps étaient connus mais comment imaginer l’impensable ? Comment imaginer l’ampleur des crimes qui y avaient été commis ?

Il faudra attendre que les Alliés pénètrent dans ces machines à déshumaniser, à broyer et à assassiner, que les premières images et documentaires soient diffusés, que les survivants rentrent chez eux, pour que le monde incrédule découvrent l’innommable.

Un après-midi d’août 2013, alors que je passai rue des déportés à Metz-Queuleu, je fus interpellée par la plaque de cette rue et j’ai pensé, qu’en tant qu’artiste plasticienne, je devais trouver une idée pour faire « vivre » cette plaque.

L’actualité nous rappelle chaque jour que la liberté de nombreuses personnes sur terre est menacée, voire annihilée. Les terribles enseignements de la Seconde Guerre mondiale sont malheureusement bien souvent oubliés.

Pendant un an, une fois par semaine, je me suis fait photographier par mon amie photographe, Annick Monnier, près de cette plaque, dans la même attitude et la même tenue.

La robe n’était pas adaptée à l’hiver. Ce vêtement minimaliste exprimait la façon dont la déportation ne respectait pas les besoins, les nécessités de l’individu, mais les foulait aux pieds pour mieux nier, écraser, déshumaniser les femmes et les hommes victimes du plus terrible régime totalitaire que l’humanité ait jamais connue.

Ces photos ont été prises 70 ans après cette funeste période d’incarcération avant la déportation. La succession des saisons met en relief la durée de l’internement et des tortures, au fort de Queuleu, antichambre, comme tant d’autres lieux, des camps de la mort.

La repousse de mes cheveux, complètement rasés le premier jour, symbolise l’espoir et la vie qui reprennent pour les survivants de l’extermination dans les centres de mise à mort et dans les camps de concentration nazis.

Je souhaite, avec cette exposition, faire « vivre » cette simple plaque de rue, placée devant le fort de Metz-Queuleu où se trouvait non seulement un Sonderlager SS mais également un camp annexe de Natzweiler, dans ce quartier aujourd’hui si paisible et bucolique.

Je souhaite participer au devoir de mémoire, concernant la déportation durant la Seconde Guerre mondiale des résistants, des opposants politiques, des Juifs, des Tsiganes, des homosexuels, et tant d’autres.
Je souhaite que cette œuvre participe également à la prévention des crimes contre l’humanité qui continuent à se perpétrer dans le monde depuis 1945 : génocides cambodgien, rwandais, chrétiens d’Orient et tant d’autres massacres sur lesquels la communauté internationale ferme bien trop souvent les yeux par intérêt, par peur et par lâcheté.

Enfin, je souhaite rendre hommage à toutes les victimes humiliées et sacrifiées ainsi qu’aux derniers survivants dont certains nous font l’immense honneur d’être parmi nous ce soir. Je les salue respectueusement. »

Angélique Bègue, Struthof, le 20 juin 2015

Pour télécharger la présentation de l’exposition, cliquez ici.

Pour télécharger les photographies de l’exposition, cliquez ici (crédits : Association du fort de Metz-Queuleu).

Pour découvrir le site internet de l’artiste, cliquez ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

FR

Jeudi 8 septembre 2016 au mardi 31 décembre 2017 – Sur rendez-vous ou lors des visites guidées programmées – Fort de Queuleu – Gratuit – Bientôt la liberté nous reviendra.

Une exposition itinérante réalisée par le Centre Européen du Résistant Déporté.

25 novembre 1944. Des soldats américains découvrent le premier camp de concentration sur le front ouest : Natzweiler-Struthof. À l’intérieur de l’enceinte barbelée, le silence est complet. Plus aucun déporté. Tous ont été évacués par les nazis. Pour ces hommes à bout de forces, la libération n’est pas pour tout de suite. Pendant de longs et terribles mois, leur calvaire se poursuit au sein du camp de Natzweiler réimplanté de l’autre côté du Rhin. Avec une parfaite maîtrise administrative, les nazis se sont appuyés sur le réseau des camps annexes de Natzweiler pour faire perdurer le camp. Ils créent même de nouvelles structures. Jusqu’à la fin de la guerre, Natzweiler enrôle de nouveaux forçats au service de l’industrie de guerre allemande. L’exposition transfrontalière conçue par une équipe franco-allemande retrace l’histoire unique de cette double fin d’un camp de concentration. Elle donne la parole aux déportés, originaires de toute l’Europe, dans la plupart des cas rescapés des marches de la mort et du chaos.

Pour télécharger la présentation de l’exposition, cliquez ici.

Pour télécharger le dossier de presse de l’exposition en français, cliquez ici.

Expositions temporaires achevées 

visuel_affiche_viergeDimanche 13 novembre – 14h00-17h00 – Fort de Queuleu – Gratuit – La déportation pour motif d’homosexualité.

Vendredi 4 novembre 2016 : Vernissage de l’exposition à 18h30 dans le cadre de la Fabrique de l’égalité 2016 au Grand Grenier des Récollets à Metz (1 rue des Récollets 57000 METZ). Invitation

Vendredi 4 novembre 2016 au dimanche 6 novembre 2016 : Visite libre de l’exposition au Grand Grenier des Récollets à Metz (1 rue des Récollets 57000 METZ). Programme

Dimanche 13 novembre 2016 : Visite de l’exposition de 14h00 à 17h00 au fort de Queuleu à Metz (possibilité de visiter le camp spécial nazi : visites guidées à 14h, 15h et 16h).

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la déportation pour motif d’homosexualité s’inscrit dans la répression ciblée menée par le régime nazi principalement à l’intérieur du Reich. Les victimes sont majoritairement allemandes mais des ressortissants d’autres nationalités notamment français sont touchés. Il s’agit d’hommes présents sur le sol allemand, ou sur les territoires conquis ou annexés par l’Allemagne nazie. Ceux-ci sont condamnés à des peines de prison ou internés en camps de concentration lorsque le système judiciaire nazi les considère comme trop dangereux. Aux habitants des territoires annexés d’Alsace et de Moselle s’appliquent les lois allemandes dont le tristement célèbre « article 175 » (Paragraph 175). Cette loi condamnant les pratiques homosexuelles mise en place en 1871 a été renforcée par les nazis en 1935.

Cette exposition itinérante est présentée à Metz en partenariat avec : Couleurs Gaies, les «Oublié-e-s» de la Mémoire, l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre et la Ville de Metz.

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Pour en savoir plus sur l’exposition.

Samedi 17 et dimanche 18 septembre 2016 – 10h00-20h00 – Fort de Queuleu – Gratuit – Mémoires d’objets.

Découvrez l’histoire du fort de Queuleu de sa construction à nos jours à travers des objets et documents originaux présentés exceptionnellement au public lors des Journées européennes du patrimoine 2016.

2015-08-20 Queuleu Visite Ministre 2 Caserne II 099

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2 Responses

  1. […] « rue des déportés » est présentée au Fort de Metz-Queuleu en 2016-2017, après avoir été accueillie au Centre Européen du Résistant Déporté, à Natzweiler-Struthof, […]

  2. […] « rue des déportés » est présentée au Fort de Metz-Queuleu en 2016-2017, après avoir été accueillie au Centre Européen du Résistant Déporté, à Natzweiler-Struthof, […]